Perdu, je vois mon être flotter, les bras en croix.
Pourquoi penserais-je à Dieu, à ce moment-là ?
L’instinct de survie… je n’y crois pas.
Ai-je attrapé un virus ou une crise de foi ?
Mon corps redescendu de cette satanée croix,
Je dérive, par enchantement, sur une coquille de noix.
À fleur de sel sur la peau d’une douce journée,
Mon esprit retrouve la sérénité en s’égarant sur la mer Égée.
De légers clapotis annoncent une brise marine,
Qui effleure les cils de mes yeux.
La mer, si calme, se recouvre de reflets dorés, magiques.
Qui viendra à mon secours, sur ce bateau en feu,
Quand tout autour est brume athermique ?
Une voix cristalline m’appelle.
Est-ce ma bien-aimée ? Curieux, je plonge.
Elle m’enlace autour d’une éponge,
M’accouple à un rayon de soleil et à une huître…
Lorsque soudain, mon corps se cogne à une vitre.
J’ouvre les yeux et découvre la cité perdue :
Les sirènes et Ulysse hurlant à travers l’obscurité des abysses.
Je me réveille, en apnée, dissolu entre rêve et réalité.
Allongé dans la baignoire, perdu sous la mousse dans le noir,
Je flotte encore un instant entre rêve et cauchemar.
Puis, je sors de l’eau et enfile mon peignoir.
Et désormais…
J’éviterai, s’il y a une prochaine fois,
De manger Grec et de boire n’importe quoi.

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